Cantal

La découverte du Jean-Alric

Aurillac, nouvelle destination et même problématique. Le cœur des Cantaliens bat pour le Stade, l’équipe de rugby évoluant en Pro D2, deuxième échelon du rugby national. Découverte de l’antre des « rouge et bleu », le Jean-Alric.

En ce 22 mars 2019, le Stade Aurillacois reçoit Provence Rugby au Jean-Alric que je découvre pour le première fois. Une rencontre déterminante pour le club local luttant, comme depuis quelques saisons, pour son maintien. Après une finale d’accession pour le Top 14, jouée en 2016, le Stade s’est enlisé dans une situation plus délicate, celle de la seconde moitié du classement. C’est donc le maintien que les hommes de Thierry Peuchlestrade doivent jouer et particulièrement lors de cet exercice. La rencontre face à Provence-Rugby, concurrent direct est d’une importance capitale.

Pourtant, à l’arrivée au stade Jean-Alric, l’ambiance est détendue, légère. Les beaux jours sont revenus dans un Cantal, d’habitude si glacial, et le soleil se couche doucement alors qu’il est déjà 19 heures. En arrivant je découvre une belle enceinte. L’écrin, dont l’une des tribunes a été rénovée deux ans plus tôt, est comme neuf, malgré sa création en 1924. Les couleurs du club, le rouge et le bleu, ornent de façon disparate les sièges et donnent un rendu visuel plus que réussi.

Ici, pas de manières, le club cantalien se veut familial et ouvert aux autres. C’est ainsi que les portes du stade et les coulisses de l’avant-match nous sont ouverts sans restriction aucune. Une liberté tranchant totalement avec mon expérience précédente à l’ASM Clermont Auvergne où le respect des règles et la politique intimiste se rapprochent du monde du football.

On nous offre la possibilité et le privilège de nous déplacer à notre guise dans le décor d’un stade aussi récent et agréable à l’intérieur qu’à l’extérieur. Nous avons la possibilité d’alpaguer n’importe quel acteur du Stade aurillacois. Ceux-ci prennent le temps de répondre, d’échanger, démontrant les valeurs de l’ovalie. « Bon vous faites quoi ce soir ? Vous assurez le maintien ? », lance mon collègue Nourredine à l’entraîneur principal, Thierry Peuchlestrade. « Ce serait pas mal ouais, on ne joue pas pour perdre », lui répond-il plein de malice.

Le coup d’envoi se rapproche et nous regagnons notre place pour suivre la rencontre. La tribune de presse du stade Jean-Alric est l’une des meilleures qu’il m’ait été donné de voir. A dix mètres et une dizaine de rangs de la pelouse, la vue est excellente. Là encore, je ne m’empêche pas de faire la comparaison avec le Marcel-Michelin de l’ASM où l’espace réservé à la presse est bien plus haut.

Les deux équipes rejoignent les vestiaires, le match décisif ne semble pas mettre sous pression les joueurs, dirigeants, spectateurs du Stade aurillacois. En tribune, on alterne entre une bouchée de sandwich et une gorgée de bière. Les (nombreux) blessés du club prennent place non loin de moi, sans oublier de plaisanter avec mon collègue et d’envisager leur retour à la compétition.

Les trente acteurs de la rencontre pénètrent sur le terrain, Joris Segonds donne le coup d’envoi d’une rencontre que le Stade aurillacois remportera largement 36 à 10. Que la troisième mi-temps commence.

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