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Data : la fréquentation des stades en France

En France, les deux premières divisions de football (la Ligue 1 et la Ligue 2) et de rugby (Top 14 et Pro D2) sont des compétitions professionnelles et attirent des spectateurs chaque week-end. L’analyse de la fréquentation de ces stades, sur la saison 2018-2019, permet de dégager une tendance quant au préférences des différentes régions entre les deux sports.

Football ou rugby ? Si le choix ne se résume pas seulement à ces deux sports, il est évident qu’une grande majorité des amateurs de sports se porte sur l’un ou l’autre. Avec quarante clubs dans les deux premières divisions en football et trente en rugby, les Français possèdent de nombreuses options. Soixante-dix formations donc qui représentent une identité et des valeurs auxquelles chaque supporter adhère.

Et lorsqu’une personne choisit un club, il lui arrive de se rendre au stade. Sur les soixante-dix clubs de Ligue 1, Ligue 2, Top 14 et Pro D2 tous évoluent dans leur propre stade. Parmi eux, seul celui de La Rochelle, dans l’élite du rugby, affiche un taux de remplissage de 100 %. Un chiffre exceptionnel d’autant plus impressionnant puisque le chef-lieu de la Charente-Maritime évolue en Nouvelle Aquitaine, deuxième région engageant le plus de clubs (11) sur les 4 différentes divisions. Celle qui pointe tout en haut du classement, c’est l’Occitanie avec une unité de plus.

A lire aussi : https://www.lequipe.fr/Football/Diaporama/Le-top-20-des-affluences-moyennes-en-2017-2018/7328

Il est également intéressant de noter que c’est le Top 14 qui, en moyenne, affiche la plus haute valeur de remplissage des stades. Avec 72 %, l’élite du rugby français devance d’une courte tête la Ligue 1 et ses 70 %. Il faut cependant mesurer ces chiffres puisque la capacité moyenne des quatorze stades des clubs de rugby est de 20 555 contre 32 523 pour la L1. Enfin, sur la saison 2018-2019 la Ligue 1 a attiré 22 831 spectateurs par match, le Top 14 lui, 13 909.

Ligue 1

En s’intéressant plus précisément à la Ligue 1, il est intéressant de remarquer que le Nord de la France affiche le meilleur taux de remplissage. Les stades de Bretagne (79%), des Hauts-de-France (80%) et du Grand Est (77%) dépassent tous la barre des 75%, en ayant, au moins, deux clubs engagés. La Normandie (82%) et l’Île-de-France (98%) affichent également une belle moyenne, qu’il faut cependant nuancer, puisqu’un seul club évolue dans ces deux régions.

Le Sud de la France avec la Nouvelle-Aquitaine (50%, un club), l’Occitanie (55%, trois clubs) et la Provence-Alpes-Côte d’Azur (58%, trois clubs) sont donc en dessous de la moyenne et assez loin du Nord de la France. L’Auvergne-Rhône-Alpes est lui à contre courant avec une moyenne de 76% pour deux clubs engagés.

Pour des données plus complètes sur la Ligue 1, rendez vous ici.

Ligue 2

La donne est sensiblement différente concernant la Ligue 2. Il s’agit effectivement de la division affichant la plus faible moyenne des quatre divisions avec 44%. A première vue, la répartition est aléatoire, pourtant, dans le détail, c’est bien le Nord qui, comme en Ligue 1, affiche la fréquentation la plus significative. On retrouve effectivement la Bretagne (58%, deux clubs), les Hauts-de-France (60%, deux clubs) – meilleure moyenne en Ligue 2 – et le Grand Est (45%, trois clubs).

Dans le reste de la France, la répartition est bien plus aléatoire. Le Centre-Val de Loire (46%, deux clubs) et la Corse (44%, deux clubs) atteignent, au moins, la moyenne nationale. Les autres régions : l’Auvergne-Rhône-Alpes (42%) et la Bourgogne-Franche-Comté (35%) – avec aux moins deux équipes engagées – limitent la casse contrairement à l’Île-de-France (28%), loin d’être passionnée par l’antichambre de la Ligue 1. Avec un club dans leur région, la Nouvelle-Aquitaine (54%) et la Normandie (45%) dépasse la moyenne contrairement à l’Occitanie (17%) largement dernière.

Pour des données plus complètes sur la Ligue 2, rendez-vous ici.

Top 14

Difficile d’être plus explicite : la tendance se dégage très clairement avec un plébiscite du rugby dans la partie Sud de la France. La Nouvelle-Aquitaine (73%, quatre clubs), l’Occitanie (83%, trois clubs), la Provence-Alpes-Côte d’Azur (89%, un club) affichent une vraie préférence pour ce sport. L’Île-de-France est la seule région de la zone Nord a être représentée mais affiche toutefois la pire moyenne du Top 14 avec 49% de taux de remplissage pour deux formations engagées.

L’Auvergne-Rhône-Alpes (66%, trois clubs) dispose d’une moyenne correcte mais ne plébiscite pas pour autant le rugby malgré un intérêt affirmé du côté du Puy-de-Dôme et de Clermont-Ferrand. Le Stade Marcel-Michelin de l’ASM affiche effectivement une moyenne de 93% de remplissage. Un chiffre largement abaissé par ceux du LOU (39%), à Lyon dont les habitants se passionnent beaucoup plus pour son équipe de football : l’Olympique lyonnais (82%).

Pour des données plus complètes sur le Top 14, rendez-vous ici.

Pro D2

En Pro D2, la tendance est confirmée. Le partie Sud semble effectivement plus attirée par le rugby. Cependant, le niveau, inférieur à celui du Top 14 et le nombre important de clubs qui y figurent (douze), impacte les moyennes de la deuxième division. Concernant la Pro D2, treize formations sur seize engagées sont réparties sur les régions Nouvelle-Aquitaine (cinq clubs, 50% de remplissage), Occitanie (quatre clubs, 36% de remplissage), Provence-Alpes-Côte d’Azur (un club, 73% de remplissage) et l’Auvergne-Rhône-Alpes (trois clubs, 47% de remplissage).

La partie Nord de la France s’affirme un peu plus avec trois clubs engagés sur trois régions différentes : la Bretagne (79%), l’Île-de-France (55%) et la Bourgogne-Franche-Comté (96%). Des pourcentages élevés en comparaison de la moitié Sud mais peu représentatifs car ces régions n’engagent qu’une seule formation.

Pour des données plus complètes sur la Pro D2, rendez-vous ici.

L’analyse détaillée de la fréquentation des stades des championnats de Ligue 1, Ligue 2, Top 14 et Pro D2 permet de distinguer plusieurs tendances. Si l’on procédait à des conclusions rapides, il serait possible d’affirmer que la partie Nord de la France est un territoire de football et que le Sud est lui porté vers le rugby. Il faut cependant nuancer cela en prenant compte la présence de clubs mythiques et reconnus pour leur ferveur comme l’Olympique de Marseille ou l’AS Saint-Etienne, en football, dans la moitié Sud.

Concernant la partie Nord de la France, il est plus évident d’affirmer qu’elle est un territoire de football. Avec seulement cinq clubs engagés sur les trente de Top 14 et de Pro D2, l’intérêt est bien moindre pour le rugby malgré un engouement réel pour l’USON Nevers en Bourgogne-Franche Comté (95%).

©Richard Brunel

Julien Laporte, un choix inédit au pays du rugby

Originaire d’Aurillac, véritable terre de rugby, Julien Laporte a pris les traditions de cette ville du Cantal à contrepied pour choisir le football. Une décision payante, puisqu’il est aujourd’hui le capitaine du Clermont Foot*, dans une ville de…rugby.

Il dégage une assurance naturelle, essentielle à son rôle de capitaine du Clermont Foot*, ville où la passion et les cœurs sont tournés vers le rugby et son club, l’ASM. Défenseur propre et appliqué, Julien Laporte est grand, élancé et souriant. Pas de tatouage qui orne ses bras ou de fantaisies capillaires, le jeune homme de 24 ans est quelqu’un de simple et de réservé mais il sait ce qu’il veut.

A lire aussi : Boucherie ovalie – Julien Laporte passe sur le grill

Rapidement, sa volonté passe par le football, dans une ville de rugby, celle d’Aurillac. « Même avant de marcher, je voulais avoir un ballon », assure-t-il. Lorsque l’on évoque sa passion pour le football, on la sent sincère, tant les mots employés sortent instinctivement. Ce choix du football a été orchestré par son père, son « premier entraîneur » qui a rendu les choses « naturelles » selon l’actuel numéro 15 du Clermont Foot*.

Le hasard ne fait pas forcément bien les choses puisqu’après avoir quitté le Cantal et un passage en pré-formation à Vichy, il se retrouve à Clermont-Ferrand. Ici, le rugby surpasse encore un peu plus le football puisque le CF63 cohabite avec un ogre, l’ASM. Double championne de France, finaliste de coupe d’Europe et véritable institution en Auvergne et dans l’hexagone. Pourtant Julien Laporte l’assure : « à aucun moment je ne me suis dit « Je vais aller dans un petit club où on ne s’intéresse pas trop au foot », Clermont s’est présenté, c’était juste l’opportunité parfaite ».

Petit à petit, il s’affirme et découvre le monde professionnel sous la houlette de Corinne Diacre avant de devenir capitaine au début de la saison, grâce à l’entraîneur actuel du club clermonois, Pascal Gastien. L’an passé, il était l’un des hommes forts de l’équipe et a largement contribué à la sixième place finale de son équipe, aux portes des play-offs.

Une année qui a vu le Clermont Foot développer un jeu léché suscitant un engouement certain dans la métropole des Arvernes, même si cette année, l’affluence a retrouvé sa normale au Montpied. « Historiquement, les gens viennent quand il y a des résultats », concède-t-il. Mais Julien Laporte ne désespère pas pour autant, il sait par quoi l’allant populaire passera. « Je pense que si l’équipe arrive à passer un cap, finir dans les 5 premiers et avoir des gros matchs à enjeu sur la fin de saison, ça donnera envie aux gens de venir. » La solution, Julien Laporte et le Clermont Foot l’ont, elle passera par les résultats.

*L’entretien a eu lieu en novembre 2018 alors que Julien Laporte était encore joueur du Clermont Foot. Il évolue désormais au FC Lorient.

©Richard Brunel

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La découverte du Jean-Alric

Aurillac, nouvelle destination et même problématique. Le cœur des Cantaliens bat pour le Stade, l’équipe de rugby évoluant en Pro D2, deuxième échelon du rugby national. Découverte de l’antre des « rouge et bleu », le Jean-Alric.

En ce 22 mars 2019, le Stade Aurillacois reçoit Provence Rugby au Jean-Alric que je découvre pour le première fois. Une rencontre déterminante pour le club local luttant, comme depuis quelques saisons, pour son maintien. Après une finale d’accession pour le Top 14, jouée en 2016, le Stade s’est enlisé dans une situation plus délicate, celle de la seconde moitié du classement. C’est donc le maintien que les hommes de Thierry Peuchlestrade doivent jouer et particulièrement lors de cet exercice. La rencontre face à Provence-Rugby, concurrent direct est d’une importance capitale.

Pourtant, à l’arrivée au stade Jean-Alric, l’ambiance est détendue, légère. Les beaux jours sont revenus dans un Cantal, d’habitude si glacial, et le soleil se couche doucement alors qu’il est déjà 19 heures. En arrivant je découvre une belle enceinte. L’écrin, dont l’une des tribunes a été rénovée deux ans plus tôt, est comme neuf, malgré sa création en 1924. Les couleurs du club, le rouge et le bleu, ornent de façon disparate les sièges et donnent un rendu visuel plus que réussi.

Ici, pas de manières, le club cantalien se veut familial et ouvert aux autres. C’est ainsi que les portes du stade et les coulisses de l’avant-match nous sont ouverts sans restriction aucune. Une liberté tranchant totalement avec mon expérience précédente à l’ASM Clermont Auvergne où le respect des règles et la politique intimiste se rapprochent du monde du football.

On nous offre la possibilité et le privilège de nous déplacer à notre guise dans le décor d’un stade aussi récent et agréable à l’intérieur qu’à l’extérieur. Nous avons la possibilité d’alpaguer n’importe quel acteur du Stade aurillacois. Ceux-ci prennent le temps de répondre, d’échanger, démontrant les valeurs de l’ovalie. « Bon vous faites quoi ce soir ? Vous assurez le maintien ? », lance mon collègue Nourredine à l’entraîneur principal, Thierry Peuchlestrade. « Ce serait pas mal ouais, on ne joue pas pour perdre », lui répond-il plein de malice.

Le coup d’envoi se rapproche et nous regagnons notre place pour suivre la rencontre. La tribune de presse du stade Jean-Alric est l’une des meilleures qu’il m’ait été donné de voir. A dix mètres et une dizaine de rangs de la pelouse, la vue est excellente. Là encore, je ne m’empêche pas de faire la comparaison avec le Marcel-Michelin de l’ASM où l’espace réservé à la presse est bien plus haut.

Les deux équipes rejoignent les vestiaires, le match décisif ne semble pas mettre sous pression les joueurs, dirigeants, spectateurs du Stade aurillacois. En tribune, on alterne entre une bouchée de sandwich et une gorgée de bière. Les (nombreux) blessés du club prennent place non loin de moi, sans oublier de plaisanter avec mon collègue et d’envisager leur retour à la compétition.

Les trente acteurs de la rencontre pénètrent sur le terrain, Joris Segonds donne le coup d’envoi d’une rencontre que le Stade aurillacois remportera largement 36 à 10. Que la troisième mi-temps commence.

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Grandes régions : le football creusois, vers l’infini et au-delà

En 2016, les 22 régions de la France métropolitaine ont fusionné pour n’en former plus que 13. Une réorganisation qui a suscité une vague de contestations à tous les niveaux. Bien que les enjeux soient moindres, le sport et le football sont également concernés. Les territoires ruraux et la Creuse plus particulièrement.

18.268 kilomètres. C’est, à quelques dizaines de kilomètres près, la distance qu’il faudrait pour un vol aller-retour Guéret-Los Angeles. C’est également la distance totale que les six clubs creusois – engagés au niveau régional – ont parcouru lors de l’exercice 2018-2019. En cause, la réorganisation territoriale mise en œuvre en janvier 2016. Sur la métropole, le pays est passé de 22 régions à 13.

En jaune les équipes que l’ES Guéret a affronté en R1 ; en rouge les équipes qu’Aubusson, Boussac, Gouzon et La Souterraine ont affronté en R2 ; en bleu les équipes que la réserve de l’ES Guéret a affronté en R3.

Les Creuse Globetrotters

La Creuse – qui appartenait avant 2016 à la région du Limousin – a fusionné avec l’Aquitaine et le Poitou-Charentes pour former la Nouvelle-Aquitaine. Lors de la saison 2018-2019, sept clubs évoluaient au niveau régional : Guéret (R1, 6e échelon national) ; Aubusson, Boussac, Gouzon et La Souterraine (R2, 7e échelon national) ; Guéret (B) et Saint-Fiel (R3, 8e échelon national). Tous engagés sur la Ligue de football de la Nouvelle-Aquitaine, ils ont dû affronter leurs adversaires sur sept départements différents. Plus le niveau est élevé et plus les équipes sont amenées à voyager.

« Ces nouvelles régions conduiront à la mort des petits clubs ruraux »

Cédric Christy, entraîneur du CS Boussac

L’équipe première de Guéret, figurant au meilleur niveau régional, est donc celle qui a le plus voyagé sur la saison 2018-2019. Avec 54 heures et 16 minutes (une moyenne de 4 heures et 56 minutes de trajet par déplacement) et 5.368 kilomètres (488 kilomètres en moyenne sur un match à l’extérieur), les Creusois n’ont pas été épargnés. Avec trois gros voyages en Gironde et en Dordogne, ainsi que deux en Charente, l’organisation n’était forcément pas évidente et cela s’est ressenti sur les résultats. L’ES Guéret n’a effectivement pas pu éviter la relégation en terminant à la place de lanterne rouge. Une situation regrettable pour l’entraîneur Luc Davaillon. « Ces nouvelles régions, ça augmente les déplacements hors du Limousin et donc les frais, pose-t-il. Concernant les réunions, elles ont toutes lieu en Gironde, cela complique nos venues et on est donc loin des décisions qui sont prises. On a pu se sentir lésé cette saison. »

Bilan des onze déplacements de l’ES Guéret en Régional 1 lors de la saison 2018-2019 (selon les calculs de Mappy).

Une situation complexe que les clubs de l’échelon inférieur ont également pu ressentir. « Le problème, c’est que la Creuse se situe à l’extrémité de la Ligue et nous, nous sommes au fin fond du département donc forcément c’est pénalisant et ça engendre des frais supplémentaires », confirme Gilles Gardes, entraîneur de Gouzon Avenir, deuxième de sa poule de R2 cette saison. Même son de cloche avec Cédric Christy, le coach de Boussac. « La contrainte est financière évidemment. Il faut aussi penser aux frais d’arbitres qui augmentent car ils viennent de plus loin », informe celui qui n’a pas pu empêcher sa formation d’être reléguée en R3 pour la saison prochaine. Avant de poursuivre : « L’ancienne région était bien découpée, les déplacements n’excédaient pas une heure et demie, maintenant, on peut être amené à en faire trois en allant en Gironde. Ces nouvelles régions conduiront à la mort des petits clubs ruraux. »

Bilan des déplacements des équipes creusoises sur la saison 2018-2019 et qui évolueront au niveau régional la saison prochaine (selon les calculs de Mappy).

Le découpage de la nouvelle région n’affecte cependant pas tout le monde. Même si Aubusson a perdu, cette saison, sa place en R2, son entraîneur Julien Richin estime que les choses n’ont pas tellement changé. « Je ne vois pas vraiment de différences. Je compare avec la R3 où on évoluait en 2017-2018 et la R2 cette saison et les déplacements n’ont pas forcément évolué même si en étant aux niveaux inférieurs on est censé aller moins loin. » Ce sentiment s’explique par la localisation particulièrement éloignée de l’unique sous-préfecture creusoise. La saison prochaine, c’est donc au plus bas niveau régional que l’EF Aubussonnais évoluera, ce qui pourrait lui permettre de voyager un peu moins.

A lire aussi : http://esjmontpellier.com/blogs/entendeznous/2019/06/14/en-campagne-le-football-tacle-par-une-population-en-declin/

L’adage ne se vérifie effectivement pas systématiquement, le cas de la réserve de Guéret en témoigne. Engagée en R3, la formation des « jaune et bleu » a, par exemple, plus voyagé que certaines formations du département évoluant en R2. Avec 2.832 kilomètres parcourus lors de la saison écoulée, la deuxième équipe de l’ES Guéret devait compter 256 kilomètres en moyenne par déplacement. La capitale creusoise possède l’avantage d’être à proximité des axes de circulation les plus importants du territoire. Une donnée non négligeable puisque cela lui fait économiser quatre à cinq heures sur Aubusson et Boussac, qui ont quasiment le même nombre de kilomètres au compteur sur la saison.

« On ne joue plus les mêmes équipes et ça nous change »

Cédric Christy, entraîneur du CS Boussac

A la découverte d’un « autre football »

La situation n’est pourtant pas négative pour les clubs. Tous s’accordent sur un point positif de ces longs voyages, la découverte d’un autre football. La façon de pratiquer et d’apprécier ce sport est bien différente selon les territoires, cela se ressent notamment lorsque les formations limousines rencontrent des équipes girondines. « Au niveau de l’aspect sportif ça change un peu, ça renouvelle les adversaires. C’est un football différent, on est content de rencontrer de nouvelles équipes qui jouent différemment », assure Gilles Gardes, du Gouzon Avenir. Un avis partagé par Cédric Christy : « Il y a un intérêt parce qu’on ne joue plus les mêmes équipes et ça nous oblige à nous adapter. »

Du travail supplémentaire pour les bénévoles

Un aspect intéressant donc mais qui ne fait pas vraiment pencher la balance du côté de ce nouveau système. Et cela pour une raison bien précise. Si les voyages se font plus longs et éreintants, ils posent aussi le problème du mode de transports. Par bus ou plus généralement en voitures, il faut trouver des personnes prêtes à emmener un groupe d’une quinzaine de joueurs à chaque fois. « Les contraintes et l’organisation sont délicates pour des petits clubs comme les nôtres. Nous fonctionnons et vivons grâce à nos bénévoles qui prennent sur leur temps personnel pour faire vivre l’équipe. » Pourtant, la problématique générale causée par la création de la nouvelle région ne risque pas d’évoluer à l’avenir. Les club creusois devront donc s’adapter en espérant assumer des promotions malgré la distance et les trajets conséquents.

Mylène Guitard, entraîneure et joueuse à La Souterraine mais aussi coprésidente de la section féminine du département

En Creuse, la locomotive c’est le football féminin

Le football féminin peut se vanter de tirer vers le haut la pratique en Creuse. Là où la section masculine peine à accrocher le gratin national, la constante progression des filles pourrait leur permettre d’affronter, à moyen terme, les meilleures formations du pays.

Qui a dit que le football féminin n’intéressait personne ? En Creuse, les femmes se passionnent effectivement pour le sport numéro un en France puisqu’avec 592 licenciées – pour 5145 sur le département – le pourcentage de joueuses est de 11,5%. Un chiffre validé par des résultats plus qu’intéressants et meilleurs que ceux des hommes.

« Il y a une vraie complémentarité entre le football féminin et masculin »

La section féminine de l’Entente sportive guéretoise a survolé son championnat lors de la saison 2018-2019. Engagées au troisième échelon national, le Régional 1, les filles de la capitale creusoise ont terminé premières. Avec quatorze victoires, deux nuls et deux petites défaites, elles se sont qualifiées pour le barrage d’accession en deuxième division, le championnat national. Malheureusement l’AS Chatenoy l’a emporté et a brisé les velléités hexagonales de l’ES Guéret (0-2, 0-2), pour l’instant et même si la marche est haute entre le Régional 1 et la Division 2.

« Une montée au niveau supérieur serait un peu utopique dans les conditions actuelles. Tout n’est pas réuni pour que ce soit le cas, il reste des étapes à franchir  »

Bernard Debellut, coprésident de la section féminine de Guéret.

Du côté de son président, Guillaume Viennois, l’enthousiasme est cependant de rigueur. « Ce qui se passe actuellement est absolument génial, lance-t-il. Nous avons de bons résultats à tous les niveaux, chez les filles, il faut que ça vive. Il y a une vraie complémentarité des pratiques féminine et masculine, une dynamique. » Le club principal du département pourra s’appuyer sur son solide effectif avec 90 licenciées et un vrai vivier de jeunes pouvant apporter, sur le moyen et long terme, la petite touche manquante pour faire partie de l’une des divisions nationales.

Deux figures de proue du football féminin

L’ES Guéret n’est pas le seul club à participer au rayonnement de la pratique féminine dans le département. A 40km de là, La Souterraine brille également. Tout récemment passée au football à 11 après avoir évolué à 8, la formation creusoise a largement réussi son pari. En étant championnes de D1 Interdistricts, les joueuses ont gagné le droit d’évoluer en R2 la saison prochaine, soit le quatrième échelon national. De quoi satisfaire Mylène Guitard, entraîneure, joueuse mais aussi coprésidente de la section féminine du département. « Se rapprocher de Guéret, pourquoi pas, après ce que l’on veut, c’est se maintenir pour longtemps au niveau régional. »

Deux places fortes du football féminin creusois qui constituent une belle locomotive pour le sport en général dans le département. Les résultats des hommes sont effectivement un peu moins bons. Guéret vient d’être relégué en Régional 2 (7e division masculine), tandis que sa réserve évolue en R3. Quatre autres formations prendront le départ des championnats régionaux: Gouzon Avenir, l’ESM La Souterraine (R2), Boussac et Aubusson (R3). Un petit décalage que Guillaume Viennois explique simplement.

« Il faut savoir qu’il y a bien plus d’équipes chez les garçons, donc la tâche est plus compliquée que chez les filles »

Guillaume Viennois, président ES Guéret

Pourtant, au District, on se satisfait largement des résultats positifs des formations féminines creusoises. Et notamment Philippe Lafrique, le président depuis 27 ans, auparavant à la tête de la section naissante des joueuses. « On peut dire que le football féminin est une locomotive de ce sport en Creuse. C’est assez inédit, c’est sûr, de notre côté on boit du petit lait. Depuis le temps qu’on s’en occupe, cela prouve qu’on était dans le vrai. »

Une mise en avant promue par la Fédération française de football qui accorde des packs aux licenciés des différents districts afin d’aller assister à des rencontres de la Coupe du Monde. « Les territoires ruraux n’ont pas été oubliés pour le Mondial et c’est une très bonne chose », se satisfait la coprésidente de la section féminine creusoise, avant de poursuivre. « Un titre des Bleues serait forcément un énorme coup de pouce pour nous, cela nous ramènerait de nouvelles joueuses et continuerait l’ancrage de la pratique en Creuse. »

©Richard Brunel

Franck Honorat (2/2) : « A Saint-Étienne, les supporters c’est de la folie »

Habitué à la tranquillité des travées du Montpied, Franck Honorat découvrira, la saison prochaine*, la ferveur et la passion des supporters de Saint-Etienne, considéré par bon nombre comme le meilleur public de France. Un changement radical pour cet ancien de Nice qui ne l’effraie pas, bien au contraire.

Tu vas rejoindre Saint-Etienne la saison prochaine, une vraie ville de football, c’est un avantage pour toi ?
Franck Honorat : « Oui, j’ai été à Nice pendant six ans au centre de formation. J’ai côtoyé le monde professionnel pendant trois années là-bas et quand les supporters poussent le club, les joueurs c’est un plus sur le terrain et en dehors. Quand on n’a pas encore 17 ans, qu’on a joué que trois matchs et qu’on te reconnaît dans la rue, c’est un plus. »

Entre le Montpied et Geoffroy-Guichard, le changement risque d’être important…
FH : « C’est ce que tout le monde m’a dit mais il faudrait que j’aille voir un match, un Derby plus particulièrement. J’étais déjà allé là-bas lors d’un match avec Nice, je n’étais pas rentré mais c’est vrai que les supporters à Saint-Etienne c’était la folie. Je vais essayer d’aller voir un match vu que c’est à une heure de route. »

A lire aussi : Franck Honorat : « Retrouver la Ligue 1 c’est magnifique mais on veut toujours plus dans la vie »

En passant de la Ligue 2 à la Ligue 1, tu vas connaître plus d’animosité entre les clubs, notamment avec le Derby, comment appréhendes-tu cela ?
FH : « Rien que la Ligue 1 ça va me motiver, le fait que ce soit un club historique, ça reste dans un coin de ma tête. Après quand on est sur le terrain, l’important c’est de jouer et de faire de bons résultats. Le Derby quand on y pense c’est quelque chose à vivre, quand on voit le stade en folie et les joueurs qui sont à fond, on se croirait en finale de Ligue des champions, ça donne envie. »

A Saint-Etienne, tu vas forcément être beaucoup plus médiatisé et donc sous pression, alors qu’à Clermont tu pouvais poursuivre ta progression tranquillement, cela t’inquiète ?
FH : « C’est sûr qu’en venant à Clermont j’ai bien progressé parce que c’est un club familial où on n’a pas une énorme pression ; à Saint Etienne, il faudra vite se mettre dans le bain. Je n’aurai pas droit à l’erreur, il faudra être à fond à chaque match et chaque entraînement. C’est peut-être ça aussi qui va me permettre de me surpasser et d’être encore meilleur. »

*L’entretien a eu lieu en janvier 2019 alors que Franck Honorat était encore joueur du Clermont Foot

©Richard Brunel

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Franck Honorat (1/2) : « Retrouver la Ligue 1 c’est magnifique mais on veut toujours plus dans la vie »

C’est déjà officiel, Franck Honorat sera Stéphanois la saison prochaine*, mais cette année il porte les couleurs du Clermont Foot, une situation pas forcément évidente. Entre impatience et ambition, l’ancien Niçois juge ce cas de figure bénéfique pour toutes les parties.

C’est compliqué de vous battre pour le Clermont Foot en sachant que vous allez partir la saison prochaine ?
Franck Honorat : « Non pas spécialement. J’ai discuté avec le coach, le groupe est bon, on est devenu des amis et ça nous pousse à nous battre pour faire le meilleur résultat possible. Après personnellement, j’ai des envies et des objectifs pour cette saison. L’année prochaine, je veux arriver prêt aussi bien mentalement que physiquement, dans ma tête c’est clair, il faudra que je fasse une grande saison. »

Ça ne vous arrive pas d’avoir des difficultés à vous motiver ?
FH : « C’est sûr que quand on signe on est content, on se dit « tout est beau, tout est magnifique », mais très vite il faut se remettre les idées en place, se battre pour être performant et être le meilleur possible. J’ai l’objectif de continuer sur ma bonne deuxième partie de saison dernière.

Vous êtes régulièrement en contact avec Sainté ?
FH : « Oui je les ai souvent au téléphone, après chaque match on s’appelle pour savoir comment ça s’est passé, on fait des bilans. Ils viennent souvent au match, à Clermont, comme ce n’est pas très loin. »

C’est gratifiant pour vous, ça vous permet de sentir que vous faites déjà parti du projet ASSE ?
FH : « Oui c’est important, je vois que ce n’est pas juste une signature et après on ne s’intéresse plus à moi. Je sens qu’ils me suivent donc ça me donne encore plus envie de me donner à fond et d’arriver dans les meilleures dispositions la saison prochaine. »

Retrouver la Ligue 1 après l’avoir quitté, c’est un aboutissement pour vous ou vous avez des objectifs encore plus élevés ?
FH : « C’était un objectif, j’y suis parvenu donc c’est quelque chose de magnifique mais on veut toujours plus dans la vie. Chaque année je voudrai plus et pourquoi pas partir dans un club encore plus grand. Chaque chose en son temps mais c’est important de toujours se donner des objectifs, c’est comme ça qu’on avance. »

Vous êtes un peu anxieux à l’idée de retrouver la Ligue 1, le fait que le niveau soit plus élevé ça vous inquiète ?
FH : « Non ça va parce que lorsque l’on joue des matchs contre des équipes de Ligue 1 en coupes, on se dit qu’il n’y a pas un si grand écart par rapport à certains joueurs. Je me dis que ça peut le faire, mais c’est sûr que niveau intensité et qualités techniques, c’est vraiment un niveau au-dessus et aussi sur la concentration. En Ligue 1, si tu perds un ballon tu le payes cash alors qu’en Ligue 2 tu peux en perdre trois ou quatre sans conséquence. »

La suite de l’entretien : Franck Honorat : « A Saint-Etienne, les supporters c’est de la folie »

*L’entretien a eu lieu en janvier 2019 alors que Franck Honorat était encore joueur du Clermont Foot

©Richard Brunel

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« Pour qu’un club de football puisse vivre dans sa ville, il faut aller vers les gens »

Florent Crossoir, chargé de communication au Clermont Foot est un de ceux qui se battent pour populariser le football dans une ville qui vibre pour le rugby et l’ASM. Il nous explique ses différentes techniques et stratégies pour intéresser les Clermontois à un sport qui les rend indifférents.

Concrètement quel est votre rôle au sein du club ?

« On est une petite équipe de salariés, tout le monde est polyvalent. On s’occupe de tout ce qui touche à l’image du club. On gère les relations presse, les demandes spécifiques sur le groupe professionnel, même sur un sujet d’actualité du club ou de l’association, le centre de formation. On gère aussi le numérique, l’image au niveau des réseaux sociaux, le site internet officiel. On a ciblé Facebook, Twitter et Instagram, on n’a pas franchement le temps de faire plus. Il y a aussi toutes les opérations de communication externes et internes ainsi que la couverture médiatique. »

Quelle est votre vision de la place qu’occupe le Clermont Foot dans la ville ?

« Je pense que le foot est le sport le plus populaire de France et même dans le monde. Donc forcément il y a des choses à faire au niveau local. On n’est pas mal suivi au niveau national mais au niveau local, forcément, on souffre un petit peu de la comparaison avec le rugby. On travaille là-dessus pour pouvoir encore mieux faire. »

Vous déplorez justement cette situation ou cela vous permet de travailler plus tranquillement et sereinement ?

« Nous ça nous dégage un peu de pression. Je pense que c’est bien que l’ASM soit la locomotive de la région niveau sportif. Après, il faut en faire une synergie locale. On ne voit pas du tout cela comme un frein, c’est une force, il faut travailler ensemble et intelligemment. »

Est-ce que vous pensez que les mauvais résultats de l’ASM ont été bénéfiques au Clermont Foot cette saison ?

« Moi je pense surtout que c’est dû aux bons résultats de l’équipe. Pascal (l’entraîneur, NDLR) et tous les joueurs ont créé une dynamique, même au sein du club. Honnêtement, si l’ASM avait été dans les trois premiers et qu’on avait quand même joué les play-offs, l’ASM aurait fait ses 18 000 spectateurs et nous nos 7000. Je pense qu’il y a de la place pour les deux sports. D’autant que le public n’est pas forcément le même. Il faut savoir qu’à Clermont, il y a un grand nombre d’amateurs de football, avec quatre ou cinq fois plus de licenciés amateurs en foot qu’en rugby. »

Y a-t-il des supporters de l’ASM qui viennent au Clermont Foot ?

« Oui bien-sûr et vice versa, mais ce n’est pas la majorité. On ne va pas aller chercher les supporters de l’ASM pour les avoir chez nous. Dans la durée, ça ne tiendra pas. Il y a beaucoup de gens à Clermont qui sont prêts à faire 300 km pour aller voir la finale de l’OM à Lyon et qui ne vont pas forcément au Montpied alors qu’ils habitent à côté. »

Ce sont plutôt ces gens là que vous visez ?

« Oui, on veut « ramener » ces gens-là et essayer de les intéresser un petit peu plus au club de leur ville. Il y a un travail d’identité à faire, pour que les gens se reconnaissent dans ce club. »